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... Roue à aubes d'un moulin à eau
.............. Les caprices de l'Aroffe (voir la carte) ... Nos ancêtres connaissaient-ils les secrets .. de cette petite rivière qui partage clandestinement ses eaux, entre Meuse et Moselle . ? Il semble que oui, même si l’Aroffe souterraine a su préserver jus- qu’à . nos jours une part de son mystère. [ Cf. Etude réalisée en 1996 par . THEE . - . AQUAPACT , . pour le compte de l’E.P.C.I. . du Pays . de . Colombey et du Sud Toulois . ] ...... Deux rivières en une . Le . modeste cours d’eau prend sa source à Beuvezin (54) , reçoit le Ru de Vicherey à .. l’entrée du village d’Aroffe (88) , et se perd à la sortie de Gémonville pour rejoindre, .. tantôt sous terre tantôt en surface, la Moselle à Pierre-la-Treiche (54), ou la Meuse à Rigny-la-Salle (55). ... Côté Moselle , les eaux souterraines de l’Aroffe, en rapport avec de belles .. sources du bassin de Bouvade (deuilles de Crézilles, Moutrot et . Ochey), réapparaissent . finalement . à Pierre-la-Treiche et Bicqueley. ... Côté Meuse , la nature .. exacte des relations entre l’Aroffe supérieure (de sa source à la vallée sèche) et l’Aroffe inférieure (visible à partir de Barisey-au-Plain ), reste mal connue. En .. saison sèche (et à fortiori par temps humide), ce sont des eaux du bassin supérieur .. qui reparaissent près du village de Barisey-au-Plain ( voir carte : R pour résurgence). En période de crues, les pertes de la rivière ne se situent plus seulement à Gémonville mais s’échelonnent tout au long de la vallée sèche, sans épuiser tout à fait les forts débits qui finissent par inonder la plaine d’Autreville. Il se peut qu’au delà de cet étang « . le puju . » , un faible volume d’eau de quelques centaines de litres à la seconde, s’écoule vers le Nord et rejoigne le lit aérien de l’Aroffe (inférieure), au Sud de Barisey-au-Plain. ... Peut-on .. vraiment parler, à ce stade, de la continuité du ruisseau venu d’Aroffe . ? « . Il est possible de considérer, écrivent les auteurs de l’Étude . diagnostic déjà citée, que sauf événement hydrologique ex- ceptionnel, il .. n’y a pas de relation .. directe superficielle (ni à fortiori souterraine d’ailleurs) entre l’AROFFE supérieur et inférieur . » . ... Ceci explique pourquoi le ruisseau qui serpente de Barisey-au-Plain à la . Meuse fut, jusqu’à la fin du XIX e siècle, désigné sous des vocables indépendants de ceux des .. cours d’eaux (Aroffe ou Vicherey) situés en amont. Cet « . Aroffe bis . » .. (semi-permanent après la résurgence de Barisey, et pérenne à Saulxures) recoit, sur près de 25 kilomètres d’un cours à ciel ouvert, l’apport de nombreuses sources et ruisseaux, tout en abandonnant environ 40 . % de ses eaux à la porosité du sol. NOTA : . Le . 28 mai 1983, les débits de crue de l’Aroffe, exprimés en « . mètres cube seconde . » étaient de . : 12,4 à Aroffe . ; .. de .. 17,6 à Vannes-le-Châtel et de 21,6 à Rigny-Saint-Martin. (Source E.P.C.I) ... ...... Les anciens noms de l’Aroffe Il . était déjà question de l’Aroffe (supérieure), en Latin « . fluvius Aru- sia . » , dans l’Histoire des évêques de Toul des années 622 à 654, écri- te au X e siècle. ... Dans le Dictionnaire de la Meurthe , publié en 1862, Henri Lepage précise que le ruisseau Aroffe, ou « . la Fontaine des Fées . » , se jette dans le Vicherey, lequel se perd ensuite sous terre en aval de Gémon- ville. Le Dictionnaire des communes des Vosges, édité en 1887, dit la même chose tout en ajoutant que le Vicherey, « . disparu sous la roue du moulin de Gémonville . » , reparaît au village de Pierre-la-Trei- che. Voilà pour le côté "Moselle" . ! ... Côté Meuse , le ruisseau qui prend naissance à Barisey-au-Plain est appelé « . la Deuille . » (nom communément donné aux sources et ruis- seaux résurgents) par Henri Lepage. Plus en aval, selon le Diction- naire .. géographique et administratif de la France, publié en 1896 sous la direction de Paul Joanne, le cours d’eau emprunte (au passage) son nom au village de Vannes-le-Châtel. ... Ces .. appellations, tirées parfois de documents plus anciens, comme la carte de Cassini dressée au milieu du XVIII e siècle, correspondaient à des particularités locales connues depuis la nuit des temps . : . la Deuille après la . résurgence de Barisey . ; .. la Vannes, là où l’écoulement de la rivière devient permanent. ...... Au temps des moulin . Dans . une région où moudre le grain était une nécessité vitale, qui sait combien de meules ont usé les eaux des vallées d’Aroffe et de Bou- vade, au cours .. des siècles passés . ? Parmi les moulins à eau et à vent dont .. on a conservé la trace, seuls figurent sur la carte ceux qu’il a été possible de localiser. ... Aux moulins situés sur la .. rivière elle-même à Aroffe, Gémonville, Vannes, Uruffe, s’ajoutaient ceux de ses principaux affluents tels le Vicherey (à Beuvezin et Vicherey), .. l’Etange à Allamps et le ruisseau Saint Fiacre entre Charmes-la-Côte .. et Rigny-Saint-Martin. ... Au plus ... proche de Saulxures-lès-Vannes et de Barisey-au-Plain, « . l’Écouleux . » , mû .. par les eaux venues de Mérigny et Commet, ne souffrait pas la .. comparaison avec les trois importants moulins d’Al- lamps : - Le plus en amont près de l’étang a disparu, .. laissant sa dernière .. meule servir de table à pique nique. - Au village, .. le moulin Couvert, entretenu jadis par les moines Pré- .. montrés de l’abbaye .. de Mureau (près de Neufchâteau), fonction- .. nait encore au début du XX e siècle. - Enfin, .. celui de la Grand-Saulx (à la Vieille Taillerie), devait fournir .. son énergie à une scierie maintenant diparue. ... Les principaux moulins du bassin de .. Bouvade se trouvaient à Cré- zilles et Moutrot. Dans ce dernier village, l’abbé de Saint Evre (sei- gneur du lieu ainsi que de Colombey, Allain et Crépey) avait fait construire, . en 1615, un moulin où les habitants de ces quatre localités étaient tenus de faire moudre leur grain .. (selon un droit banal). Le moulin de Crézilles .. jouait le même rôle près des agriculteurs locaux et d’une partie .. des habitants de Bagneux, avec interdiction faite aux sujets des chanoines de la cathédrale de Toul, . de faire moudre à . Mou- trot « . à moins que l’eau ne vienne à tarir . » . ... Pour remédier à .. la paralysie des moulins à eau, en saison sèche, des moulins à vent .. avaient été édifiés notamment à Bulligny, vers 1550, à Bagneux (détruit . par les Reîtres, en 1587, et reconstruit en 1603) . ; entre Autreville et .. Harmonville, en 1607 . ; à Commet (Saulxures) . ; à Punerot... [On . trouve aussi .. à cette époque (ou un peu plus tard) des moulins à Battigny (3), Bicqueley (2), Blénod-lès-Toul (2), Mont-l’Etroit (un moulin à blé et, au XIX e siècle, un moulin à huile mu par un cheval), Pierre-la-Treiche, Favières, Germiny, Selaincourt. Il .. y en eut sans doute beaucoup d’autres dans cette région.] ....... L’Aroffe d’aujourd’hui . Depuis . la cessation d’activité des moulins et des scieries, . la rivière ne fait plus l’objet d’usages particuliers. On ne lui demande plus d’ali- menter les douves des .. Châteaux, ou de laver le linge au rythme des « . palottes . » (battoirs), les jours de « . buée . » (lessive). Des construc- tions de cette époque (lavoirs de Tramont-Emy et Gibeaumeix . ; scie- ries de Gémonville et .. Uruffe . ; moulins d’Aroffe, Vannes et du ruis- seau Saint Fiacre) ont été préservés. ... Mieux encore, les .. premiers travaux de restauration et de mise en va- leur du cours d’eau dans son environnement local, ont commencé à porter leurs fruits. L’antique .. « . Fontaine des fées . », quelque peu ou- bliée depuis l'arrêt des moulins, devrait poursuivre sa reconversion. ...
Résurgence de l'Aroffe (Barisey-au-Plain)
La Moselle à Pierre-la-Treiche
Gémonville (tableau)
Le moulin d'Azannes (Meuse)
Gibeaumeix et son lavoir sur l'Aroffe (bas de page)
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