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Toul (vue aérienne)
Allain (anciennement Allain-aux-Boeufs)
....................... Le Toulois (XVII e . - . XIX e siècle) . .... L'evêché de toul Généralement . cité . avec . ses voisins de Metz et Verdun, l’ évêché de Toul ne doit pas être confondu avec le diocèse du même nom. Au XVII e siècle, l’évêché . . est une sorte de principauté comprenant la . . ville de . Toul et le . temporel épiscopal, soit cinquante-six bourgs et villages, formant . des groupes épars .. sans véritable unité territo- riale. [ voir la carte] ................................................ ... Historique : . .. Selon une charte concédée, en 928, par Henri 1er de Germanie, l’évêché de .. Toul est détaché de la Lorraine pour former un état indépendant. Il est, en .. 1552, .. occupé par les Français .. dont . le protectorat est reconnu, en 1559, au .. traité de Cateau .. Cambrésis. Intégrée au Royaume, .. en .. 1633, Toul devien- .. dra .. définitivement française à .. la signature du traité de Westphalie (1648), .. marquant la fin de la guerre de Trente ans. .. Bien plus étendu que l'évêché, . le .. diocèse de Toul (près de deux mille paroisses pour un million d'âmes, en 1750), forme une cir- conscription . ecclésiastique . recouvrant .. plus d'un tiers de la Lorrai- ne, dans sa partie sud. . . Ce vaste . diocèse sera scindé en trois parties, lors de la création des sièges épiscopaux . . de Nancy et de Saint Dié, en 1778. .. En 1790 enfin, les diocèses de Nancy et de Toul vont fu- sionner pour n'en plus former qu'un seul. .. La confusion, . trop .. fréquente, entre évêché et diocèse, tient à l'igno- rance du double . rôle .. de l'évêque, . à . la fois seigneur d’un territoire (comte de Toul depuis 1261) et chef religieux d’une bien plus vas- te région. ..................... ....... Les étapes de la vie . : l'enfance .. Les .. naissances . sont généralement nombreuses, sous . l’Ancien Régi- me, mais . la .. mortalité précoce se charge, le plus souvent, de rame- ner les courbes de la démographie à des niveaux . plus modestes. . On estime qu’en Lorraine, entre . 1600 et 1850, plus d' une personne sur deux mourait avant l’âge de vingt ans. A . cette .. même époque, la naissance marque l’entrée dans le monde des vivants et . le baptême dans celui des . croyants. . Avec la première communion .. se termine . l’enfance et commence la vie « . d’avant ma- riage . », car il n’est de véritable statut social que dans le mariage . Viennent ensuite les étapes de la . vie familiale, la vieillesse puis l’instant suprême, « . sachant . qu’il .. n’est rien de plus certain que la mort, ni de plus incertain que l’heure d’icelle . » ...... Des naissances à risques . Sans . connaître avec exactitude les taux de mortalité infantile du- rant . cette . longue période, . on . sait toutefois que, dans le Sud Toulois, un . nouveau-nè sur trois mourait avant l'âge de un an, au . XVIII e siè- cle. Mais les enfants meurent . à . tous âges et il arrive, . en période de contagion, d'enterrer sur une année plus .. d'enfants qu'il n'en naît. C'est notamment le cas à Colombey-les-Belles, en 1730, .. avec tren- te décès .. d'enfants de moins de neuf ans pour vingt quatre naissan- ces. Le . sort ne frappe pas tous les ménages de façon identique. . Il arrive qu’une famille soit .. exceptionnellement épargnée, ou qu’une autre perde un à un . . tous . ses enfants. A Barisey-au-Plain, le couple Au- bertin . Champougny . voit ainsi ses huit enfants naître et mourir entre 1796 et . 1813, .. tandis . que douze, des quatorze enfants d'André Me- noux et . Françoise Joyeux, sont entrés . sans encombre dans la vie adulte. . On imagine assez bien quelles pouvaient être . les .. causes de cette importante mortalité infantile, dont le taux . . ne fléchira . qu'a- près 1850. La . première . naissance survient, . une fois sur deux, . dans l’année qui suit . le mariage des parents. . . Elle a même lieu, près d’une fois sur dix, dans un délais . . inférieur à neuf mois mais les naissances hors mariage sont rares (moins de une sur cent). .. Bien plus rare encore que la . . naissance illégitime , . l’abandon d’enfant est exceptionnel en milieu rural. La femme enceinte sait . que . . la fécondité de son mariage est un si- gne de Dieu. . . Elle sait aussi, . à une époque où dix pour cent des mè- res meurent . en couches (ou à leur suite), qu’elle va risquer sa vie ! La . future mère n’abandonne pas pour autant ses occupations jour- nalières, . il y .. va de son honneur et de la survie de la .. maison. Cer- taines n'interrompent leur tâche qu'aux premières douleurs. . Ce . moment . venu, . on . court chercher la sage-femme . (ou la matrone), une habitante du pays élue par les femmes de la paroisse sous le patronage de M. le curé. .. L’accouchement . est une affaire de femmes, d’où sont exclus les hommes et les jeunes filles. Le père .. qui se tient à proximité, ira chercher le prêtre si les choses tournent mal. La . sage-femme, . assistée . par des parentes de l’accouchée et des voi- sines, . prend . la direction des opérations. . Pour sortir l'enfant elle ex- erce . des pressions sur le . ventre de la mère, ou bien elle s’aide d’un crochet . pour tirer le corps de l’enfant qui est parfois à moitié déchi- queté. Aux XVII e et XVIII e siècles, . apparaissent des instruments « . d’art . » (tire-tête, leviers et forceps) .. dont l’usage, par des mains malhabi- biles, s’avère tout .. aussi .. redoutable que l’archaïque pelle à feu, ou le crochet de lampe à huile. La . . césarienne ou « . accouchement sur le côté . » n’est . pratiquée, à l’époque, que dans les cas désespérés. .... . Le baptême . A . peine le nouveau-né est-il .. baigné, frictionné et emmailloté, qu’il faut déjà songer au baptême. Le .. clergé insiste, en effet, . surtout .. de- puis le concile .. de . Trente . (1545 . -1563), pour que les nouveaux-nés soient « . portés à l’église . » au plus tôt, c’est à dire le jour même, parfois le lendemain. La cérémonie .. rassemble, outre les parrain et marraine, . les proches parents demeurant sur place. La .. mère qui doit, à l'imitation de la vièrge . Marie, . attendre quarante jours pour réintégrer la communau- té religieuse lors de ses « . relevailles . », n’assiste pas au baptême. .. Avant le .. concile . de Trente, l’usage était de donner deux parrains et une . marraine à un garçon, et inversement à une fille. Filleuls (et fil- leules) . sont en .. droit d’attendre . aide et assistance de leur parrain et de . leur . marraine, notamment dans le cas où ils deviendraient orphe- lins. Cette charge qui n’est .. pas . seulement honorifique, revient en principe aux membres de la famille. Toutefois le . choix .. des parents peut aussi bien se . porter .. sur la sage-femme, la bonne du curé, ou sur des personnes de rang plus . élevé comme le maire, le prévôt, l'échevin, ou l'un de leurs proches. .. Le prénom .. de l’enfant ne peut être que celui d’un saint figurant au Martyrologe, auquel . s’ajoutent .. certains dérivés comme . par exem- ple Colin pour Nicolas ou Bastien pour Sébastien. Dans .. la plupart des familles du Pays de Colombey (Colombey-les-Belles . et ses environs) un même prénom . ancestral réapparaît à cha- que génération. .. Ainsi la famille MILLOT de . Colombey additionne les . Henry . . depuis au moins . 1580. Chez les . . MAITREHANCHE de Saulxures et Barisey-la-Côte, comme pour les AUBERTIN .. des deux Barisey, ce . sont .. les Dominique (Demange puis Dominique) qui l’emportent... ..... L'âge de communier . Durant . la première année de sa vie .. l’enfant reste corseté par un maillot .. et des bandelettes qui empêchent tout mouvement du corps et des membres. Dans .. la . journée sa mère l'emporte aux champs sur son dos (dans une hotte), ou . . confie . ses derniers nés à la garde de quelque aïeule inapte au travail. Le sevrage commence à . la poussée des dents. . . L’enfant qui porte désormais une robe unisexe, . . ne quitte jamais son bonnet et garde les cheveux longs jusqu’à l’âge de .. trois ou quatre ans. . Il étrennera ses premières culottes vers . six . ou sept ans, à l ’âge .. d’aller aux champs et parfois à l’école en morte saison. .. L’enfance . s’achève le jour de . la première communion, véritable .. ri- te de passage vers l’adolescence et le monde des adultes. .. Depuis le concile de Trente l'âge de communier est fixé, en principe, . . à douze ans pour les filles et treize ans pour les garçons. .. Dans .. le décompte de . leurs paroissiens, . les curés font généralement la distinction entre les enfants d’une part et les . . personnes en âge de communier, . de l’autre. (Il y avait à Barisey-au-Plain, en . 1788, 214 communiants et 134 enfants). La .. première . communion n’est pas, à l’époque, . fêtée .. avec la . solen- nité qu’on lui connaîtra .. plus tard, en particulier lorsqu’à la fin du XIX e siècle les communiantes, .. comme les mariées, iront de blanc vêtues. L’adolescent . doit maintenant apprendre un métier . (et apprendre à danser, . écrit J.L . Beaucarnot). . Le fils du laboureur va travailler avec son père. Il peut aussi être .. placé en apprentissage (par contrat . fi- xant notamment la rémunération du maître) chez un artisan (tail- leur d’habits, cordonnier, drapier, tanneur), ou .. auprès de quelque officier public. .. Mais tous les paysans ne . sont .. pas en mesure d’en- gager de telles dépenses, tout .. en se privant de l’aide qu’apporte ordinairement un fils en . . âge de travailler. Les enfants de petit ex- ploitant, . . d’artisan rural .. ou à plus forte raison de manouvrier, com- mençent . plus . souvent . leur vie active comme domestiques que com- me apprentis. . Quant aux .. filles, elles aident leur mère aux travaux de femmes, ou vont servir chez les autres. ... Les étapes de la vie (suite) : L'âge adulte ...


Pierre Fourier
1565 - 1640
Fonts baptismaux de Chaligny
Eglise de Barisey-au-Plain

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