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Epreuve de l'estrapade (1513)


Le guérisseur (gravure du XVI° siècle)
Arrestation d'une supposée sorcière
Jeanne d'Arc au bûcher en 1431
Sorcière (folklorique)
........... ... . Entre Histoire et anecdotes . ..... ..................... R épression de la sorcellerie ................................. ( XVI e - XVII e siècles) ... Au XV e siècle, alors que le christianisme .. s’impose dans toute l’Europe . occidentale, . les . pratiques . traditionnelles issues des cou- tumes germaniques . (comme les magiciennes et les devineresses) commencent à être violemment combattues. .. Contrairement au saint, dont les pouvoirs émanent de Dieu, . ceux du sorcier ne peuvent provenir que de Satan, le prince des ténèbres à l'origine de tous les maux. Cette célèbre .. chasse aux sorcières va durer près de trois siècles avec une intensité accrue, notamment en Lorraine, entre 1550 et la fin de la guerre de Trente ans. Exemple parmi d'autres, . à Toul même, . sur cent sept procès jugés par le tribunal des Dix (les dix échevins), entre 1584 et 1627, cinquante concernaient la sorcellerie. Pour l'ensemble de la Lorraine, .. cinq à six mille "sorciers" et "sorcières" (autrement dit génots et génoches ) auraient été exé- cutés entre 1555 et 1662, selon Henri Najean. ....... Des auxiliaires de Satan . Tout . le .. monde (duc, seigneurs, clergé, bourgeois et paysans) est persuadé que Satan recrute inlassablement d’innombrables auxi- liaires employés .. à répandre la ruine, la souffrance et le péché... Les "intellectuels" de l’époque écrivent, en Latin, .. de doctes ou- vrages sur la démonologie, et l’illustre Ambroise Paré "le père de la .. chirurgie moderne" , reconnaît lui-même l’impuissance de la médecine face à une maladie « . donnée par un sorcier . » . ... La sorcellerie ne touche pas, . comme on pourrait le penser, . seule- ment . les humbles, . les naïfs ou les personnes atteintes de troubles mentaux. Aucun milieu, aucune catégorie sociale n’échappent à ce monde de .. magie dans lequel chacun (et chacune) baigne de- puis l’enfance. Les gens .. d’Église . et la noblesse, elle même, ne sont pas épar- gnés. . Ainsi la princesse Catherine de Lorraine , fille de Charles III et abbesse .. de Remiremont en 1609, ne put guérir d’un péni- ble mal d’estomac, .. que grâce à l’identification du puissant sor- cier . qui . la tenait en maléfice. . Il ne s’agissait pas, . en . l’occurrence, d’un vulgaire génot, mais .. de noble homme Louis de Beauvau, seigneur de Tremblecourt. Par dérogation spéciale, eu égard à la qualité du "noble sorcier" , Louis .. de Beauveau ne fut pas brûlé mais pendu . ! Par ailleurs, le procès .. en sorcellerie dont fut victime, durant la guerre de Trente ans, Melchior .. de La Vallée (ancien chapelain de la cour .. de Lorraine), arrangeait trop les affaires de Charles IV, pour ne pas avoir été inspiré par la raison d’État. ... En .. dehors de ces rares exemples de riches ou puissants sorciers, l’immense majorité des génots .. et génoches est représentée par des femmes du peuple, de .. pauvres filles crédules, des artisans aussi, plus . de vignerons que de laboureurs, et parfois des clercs comme Dominique Cordet, le curé de Vomécourt (près Ramber- villers), brûlé en 1632. .. Ce prêtre avait, parait-il, marié deux jeu- nes gens . déjà .. unis par le Diable au sabbat, et omis de dénoncer les auteurs d’une averse de « . pierres grêleuses . » . (La grêle est toujours d’origine démoniaque.) ... Les sages-femmes, .. les .. guérisseurs, si précieux pour soigner bê- tes . et .. gens, .. sont particulièrement exposés aux soupçons, tant ils évoluent en limite du diabolique. .. Antoine Grevillon, guérisseur à Ramonchamp (Vosges) avait sans doute trouvé un moyen de majorer ses .. "honoraires". Dans les cas épineux, l’Antoine con- sultait une mouche, laquelle exigeait d’être .. nourrie aussi bien que son maître... Dénoncé, arrêté . et soumis à la Question, l’imprudent guérisseur devait reconnaître que .. sous cette mouche se cachait un diablo- tin « . en forme d’insecte . » . Ce recours à Satan valut à Antoine Grevillon d’être brûlé au pont d’Arches, en 1626. ....... Le piège . Du . soupçon au bûcher, la .. pente est glissante et la chute quasi- ment imparable. Comment devient-on génot ou . . génoche avec pour seul recours, celui d’obtenir le pardon de Dieu avant une mort affreuse . ? Si votre famille à .. une réputation (fondée ou non) de génogerie (sorcellerie), .. ou si vous avez un comportement tant soit peu aty- pique, attention . ! .. Évitez les querelles de . voisinage . ! Ne manquez pas .. la messe dominicale, sans pour autant trop fréquenter l’égli- se lieu où, .. selon le procureur général de Lorraine, Nicolas Ré- my, les sorciers sont poussés par « . une force irrésistible . » . Gardez vous aussi d’approcher les personnes, ou les animaux, susceptibles d’être victimes d’un accident ou d’un mal que l’on ne manquerait pas de vous imputer ! Enfin, si la grêle dévaste une partie du finage, souhaitez que votre récolte ne soit pas épargnée car, ajoutée à .. quelque soupçon du même cru, cette marque de .. bienveillance .. diabolique pourrait vous conduire de- vant le juge, le tourmenteur et peut être le bourreau . ! ... Si, malgré ces précautions, vous êtes suspecté de .. sorcellerie et dénoncé au .. prévôt de Gondreville (comme ce fut le cas, notam- ment, pour Claudon Pailley de Saint-Evre . et Demenge Vinot d’Allain), une information sera ouverte. ... L’enquête commence par la .. venue sur place d’un juge (assisté de son greffier) .. pour procéder au premier interrogatoire du mis en cause. .. Le suspect est ensuite conduit au cachot (à Saint-Evre, pour Demenge Vinot). Vient alors l’interrogatoire détaillé, der- nier stade avant l’utilisation de la torture. Parfois . le suspect reconnaît d’emblée le crime de sorcelerie, comme Chrétienne .. Parmentier de Ramonchamp (1624) qui, par crainte de la .. souffrance, avoue tout ce qu’on veut. Le plus sou- vent le sorcier .. (ou la sorcière) présumé nie, sans ignorer ce qui l’attend, toute accointance avec le Diable. C’est la conduite adoptée par Claudon Pailley, dans l’exemple cité plus loin. ... La cause est .. entendue pour Chrétienne Parmentier, condamnée par . ses . propres aveux. . Mais le juge en veut plus encore. Elle doit dénoncer ses compagnes de .. Sabbat . : sa grand-mère, sa tante et ses deux cousines. Interrogée à son tour, la plus jeune des cousi- nes . âgée de douze ans, reconnaît avoir assisté au Sabbat avec sa sœur aînée et leur propre .. mère. Toutes trois seront également brûlées. ........ La Question . Face . aux dénégations du suspect, le juge dispose .. de moyens particulièrement efficaces pour obtenir l’aveu sans .. lequel une condamnation pour crime ne peut, en principe, . être prononcée. . Il s’agit de la Question, . c’est à dire la torture appliquée par le tour- menteur selon une gradation progressive .. de la souffrance. « . Il faut, écrit Nicolas Rémy, tenir compte de l’aide que le Démon ne manque pas de prodiguer au sorcier soumis à la question . » . ... On applique d’abord les gresillons, .. sorte de petits étaux destinés à écraser progressivement les extrémités des doigts des mains et des pieds. L’épreuve . de l’échelle, subie par Claudon Pailley : « . l’avons faict tirer ... » , consiste à faire étirer et plaquer, à l’aide de cordes, le torturé sur des bûches de bois disposées entre les barreaux d’une échelle. Les . tortillons . sont de minces cordelettes, enroulées et serrées à l’aide d’un treuil, autour du corps et des membres du suspect. Enfin, l’estrapade .. (ou la branlure) . est un haut poteau . surmonté d’une . poulie qui sert à .. hisser le "patient" à l’aide d’une corde, avant de le laisser choir brusquement sur le sol. ... Comment a-t-il pu se trouver des hommes, et aussi des femmes, pour supporter une telle gamme de tourments sans faiblir . ? Sur 52 personnes (41 femmes et 11 hommes), accusées de sorcelle- rie à Toul, entre 1584 et 1627, 43 furent condamnées au bûcher (étranglées puis brûlées), et quatre . au bannissement perpétuel. Ces quatre bannis (avec saisie de . tous leurs biens) étaient .. les seuls . à . avoir eu le courage physique et moral de nier sous la tor- ture. Enfin, .. quatre suspects, moins fortement soupçonnés .. que les autres, doivent vivre reclus dans leur propre maison. ...... Jugement et exécution . L’aveu .. ayant été renouvelé sans recourir à la torture [mais la ré- tractation du prévenu relancerait l’action du tourmenteur], .. le prévôt et ses assesseurs (ou .. le tribunal de bailliage), rend son jugement. En Lorraine ducale .. (Vannes, Saulxures, Colombey, Bagneux, . etc.) . le jugement doit être confirmé par le Tribunal des Échevins de Nancy, où siège le sombre Nicolas Rémy. En . terre évêchoise (Autreville, .. Barisey, Allamps, Blénod etc.), les suspects de .. génogerie échappent à la férule du cruel Procu- reur général .. de Lorraine. Mais Nicolas Rémy a fait partout des émules, y compris à Toul. ... La sentence, .. dûment .. homologuée, est exécutée sans plus atten- dre. . Le condamné est exhibé, . en chemise, sur le pilori dressé de- vant l’église. C’est là .. qu’il se confesse et reçoit l’extrême onc- tion. Puis la génoche, ou le génot, est conduit au bûcher, édifié sur une vaste place pour que la .. foule nombreuse puisse bien voir. Presque . toujours, l’exécuteur des Hautes .. œuvres étrangle (ou poignarde) sa victime au moment d’allumer le feu. [Jeanne d’Arc, exécutée à Rouen en 1431, n’avait pu être étranglée par le bourreau, .. tant le bûcher était haut.] Les cendres, éteintes, se ront jetées au vent. ...... Nicolas Rémy (1530 - . 1612) . "Monstre . de cruauté, .. mystique de la férocité" , l’Histoire n’est pas tendre pour ce procureur .. général de Lorraine qui fut, pen- dant quarante cinq .. ans, l’impitoyable adversaire de la magie et des (supposés) sorciers. .. Dans un ouvrage, publié en 1595, Nico- las Rémy se vante d’avoir envoyé à la mort plus de neuf cents victimes en quinze ans . : . « . ma justice est si bonne, écrit-il encore, que, . l’an dernier, il y a eu seize sorciers qui se sont tués pour ne pas passer par mes mains . » . Son fanatisme exclue toute pitié li- ée à l’âge, au sexe, ou à .. la démence. C’est ainsi qu’un enfant de neuf ans est brûlé à .. Moyenmoutier et un autre, de onze ans, à Saint-Dié... Dans . "Histoire . de Nancy" Christian Pfister estime à quatre mille (au moins) le nombre des victimes directes du trop fameux pro- cureur de Lorraine. ...... L’Eglise et le Sabbat . Ce . massacre .. des "possédés" soulève bien d’autres questions en- core sur, .. par exemple, l’attitude et le rôle de l’Église, ou l’exis- tence . de . rassemblements . clandestins assimilés au fameux sabbat. Contrairement à la France, .. la Lorraine ne connaît pas de juridic- tion ecclésiastique et la sorcellerie y relève des .. tribunaux de droit commun. .. Que ce soit contre les Protestants, les Jansénistes ou les sorciers, c’est au gouvernement ducal qu’il appartient de défendre la foi catholique. ... Face à la magie (d’essence satanique) et à ses praticiens, les sor- ciers, le .. clergé lorrain est, somme toute, assez démuni. Outre la prière, .. les neuvaines et les pèlerinages, les prêtres pratiquent, en tout dernier ressort, l’exorcisme avec un inégal succès. On . ne .. peut pas dire que saint Pierre Fourier (le curé de Mattain- court, canonisé en 1897) ait été .. très efficient dans ce domaine. Appelé en 1619 à Nancy, .. pour y exorciser un démon qui tour- mentait une .. dame de grande piété, Élisabeth de Ranfaing, le fu- tur saint n’obtint, .. de .. la possédée, que des invectives ponctuées de vigoureux . soufflets . ! Le . curé .. de Mattaincourt n’en avait pas fini avec le Diable puis- que onze ans plus tard, en . 1630, quatre vingt cinq possédés se li- vrèrent, . dans son église, à de tels sacrilèges que quatorze d’entre eux (7 hommes .. et 7 femmes, dont 5 membres de la famille Pel- tier) furent brûlés vifs . ! ... Quant au sabbat, . l’aveu de sa fréquentation est toujours détermi- nant dans un procès en sorcellerie. C’est en effet au cours du sabbat, que .. le Diable entre en possession de ses disciples. Dans le .. monde infernal où sont tournés en ridicule les rites de la Reli- gion, le sabbat est pour les sorcières (et sorciers) ce qu’est la messe dominicale pour les Catholiques. La . réunion présidée par le Diable en personne, a lieu de nuit un jour quelconque de .. la semaine (rarement le dimanche) dans un endroit discret. La présence au .. sabbat des génots et génoches, tous masqués, est obligatoire, sous peine d’une rossée adminis- trée par le Démon. La . parodie de messe, . avec aspersion d’urine et autres simulacres du même cru, comporte un repas peu apprécié des convives, à en croire les "déclarations" figurant aux minutes des procès. La soirée se termine par un bal, . qui ne peut se prolonger au delà des premières lueurs du jour. ... La question concernant l’existence même de .. semblables réu- nions .. clandestines reste posée. Mis à part la présence du Diable et l’arrivée des .. sorcières à cheval sur des manches à balais, n’y aurait-il pas eu, à cette époque, des rassemblements de ceux que l’on appellerait, aujourd’hui, des .. contestataires anticonformis- tes . ? Aux historiens d’y répondre . ! ....... Deux procès parmi d’autres . ....... ( Haute justice de Saint-Evre, prévôté de Gondreville) ... .......... Claudon Pailley, 1588 : ......... (B.N, coll. Lorraine, manuscrit N° 394 - G.Cabourdin) ... Claudon, 43 ans, « . femme à Cuny Pailley . », vigneron à Saint Evre, est soupçonnée de « . crime de sorcellerie et genogerie . ». A / ENQUETE . auprès de treize habitants de St-Evre, dont . : ... 1 . - . Mengeotte, . femme . de Memin Valentin, boulanger, âgée de ... 30 ans : ... Claudon, qui a la réputation d’être génoche et sorcière lui de- ... vait un carolus pour un pain . ; elle lui demanda de la farine, ... alors que se trouvait . à côté d’elle un de ses enfants, âgé de 4 ... ans. La nuit suivante, l’enfant tomba malade .. et, au bout de ... trois semaines, mourut sec comme un bois. ... 3 . - . Mengeon, . femme de Frémy Millot, charpentier, âgée de 23 ... ans . : ... Frémy Millot injuria Claudon et devint malade. Les .. médecins ... disaient qu’il était ensorcelé. Mengeon .. pria Claudon de guérir ... son mari. Elle vint le voir, donna à Mengeon deux fagots de ... sarments pour chauffer la chemise de .. son mari. Le mari se ... porta mieux mais Mengeon dit qu’après chauffer ladite chemi- ... se on eut dict qu’on avoit brûlé du souffre en la maison. ... 4 . - . Alors . que Claudon était irritée contre elle, .. Idotte, femme ... d’André Bauldrez, tomba malade, lui .. sembloit qu’elle avoit ... des .. couleuvres dans le ventre. Claudon la guérit avec des her- ... bes. ... 9 . - . Babon, . femme de Nicolas Bicquilley, vigneron . : fut attou- ... chée . à l’épaule par Claudon et soudainement, . fut saisie d’infir- ... mité et de maladie. ... Interrogée, Claudon . se déclare innocente mais .. les témoins, ... eux, persistent dans leurs déclarations. B / LA QUESTION . Sur la proposition du procureur des terres et seigneurie de Saint- Evre, approuvée par les échevins de Nancy, . le mayeur et les échevins du dit Saint-Evre ordonnent : que Claudon soit rasée par toutes les .. parties de son corps... vêtue d’autres abitz... puis, par l’exécuteur . de haute justice, mise et appliquée à la question extraordinaire. .......... La . Question est appliquée à Claudon le 28 juin . : ... l’avons . faict mecttre sur l’échelle, .. mais elle persiste à nier. L’avons faict tirer quelque peu, elle nie toujours. Finalement, elle demande à être déliée et diroit tout ce qui en est. C / LES AVEUX DE CLAUDON . Il y a trois ou quatre ans, battue par son mari, elle est allée au bois dit le parquis .. des boeufs à Saint-Evre. Elle y vit un chien qui . se . remit en forme d’homme et auprès de luy y avoit ung che- val qui estoit lié à ung arbre. L’homme lui dit que si se vouloit donner à luy, il . la soulageroit... Elle se donna à lui renonceant Dieu, lequel homme la toucha sur le dos et lui disant qu’elle es- toit sienne... A l’instant elle le congneut charnellement. Il lui donna deux sortes de poudres, une pour rendre malade, l’autre pour guérir. Plusieurs fois elle est allée aux sabatz, entre deux bois à Saint-Evre. Il y avait cinq femmes de St-Evre parmi lesquelles Men- geon, femme de Frémy Millot. Au .. sabbat, leur maître qui s’ap- pelait maître Percy connoissoit ses compagnes charnellement et prenoit ordinairement ladicte Mengeon la première. Réinterrogée, . Claudon . déclare être fourvoyée pour deux compa- gnes de sabbat, . dont Mengeon. Mais confrontée aux trois autres, elle maintient ses accusations . : elles sont sorcières assurément. Le . lendemain, 29 juin, Claudon persiste dans ses déclarations. D / LA SENTENCE . Conclusion du procureur . : elle doit être liée à un poteau, étran- glée et brûlée. Avis conforme des échevins .. de Nancy, (Juridiction sous l’em- prise de Nicolas Rémy), le 1er juillet. Sentence conforme, par . la justice de St-Evre, et transmission au prévôt de Gondreville, pour exécution. ... ............... Demenge Vinot, d’Allain, 1626 . : ........... ( Archives du domaine de Gondreville) Conformément . aux réquisitions . de .. Poirot, officier de l’abbaye de Saint-Epvre, résidant .. à Colombey [ . la seigneurie de Colom- bey et d’Allain-aux-bœufs, appartenait, à cette abbaye] .. Demen- ge Vinot est condamné (à Saint-Evre) et exécuté à Gondreville, comme .. Claudon Pailley. Le réquisitoire de Poirot est ainsi résu- mé dans Histoire méconnue de nos villages, de B. Perrin . : « . Le . dit .. Demange Vinot . fut emmené à la maison forte de Saint- Evre. . Il est .. accusé de sortilèges, d’avoir renié Dieu, pris le dia- ble pour .. son .. maître qui s’appelait Lenoir, d’avoir usé de malé- fices, . employé des poudres grises, noires ,vertes, et fait périr des bestiaux . » . En . conséquence de . quoi . : . « . Demange . Vinot doit être ars, brûlé et ses cendres jetées au vent . » . [Quelques . années plus tôt, deux habitantes de Thuilley aux Gro- seilles, village . limitrophe d’Allain, avaient subi le même sort. Il s’agissait de Mengeotte .. Destienne, dite la Blanche, en 1602, et de Chrétienne, femme de Christophe Rouyer boulanger du dit lieu, en 1614.] ...
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