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......... pour . .... bêcher .. la vigne et ... cultiver la .. pomme de .. terre
.................... L'élevage - la forêt ..... A . ces travaux, liés . . à la culture .. céréalière déjà primordiale au temps des Leuques, s’ajoutent les multiples activités complémentaires, en rapport avec . les besoins vitaux des paysans et de leur famille. . L’élevage, pratiqué aussi bien en plaine .. qu’en pays de côtes, reste modeste et diversifié. Le nombre .. des vaches est plutôt inférieur à celui des chevaux. . Le .. laboureur ne .. nourrit .. guère plus de deux ou trois vaches, et le manouvrier en possè- de rarement une, avant 1900. .. Les troupeaux d’ovins sont surtout présents à proximité des villes (Gon- dreville pour Nancy . ; .. Ecrouves, .. Gye, Biqueley, . Ochey, . Crépey pour les bouchers de Toul.) Ailleurs . les "blanches bestes" ou encore "menues bes- tes" (Chèvres, moutons, porcs) .. ne sont généralement pas plus nombreu- ses que les bovins. Mis à part quelques près, réservés .. surtout au fourrage d’hiver (foin, re- gain), l’alimentation du bétail .. dépend de la culture céréalière qui se ré- serve les meilleurs .. sols et laisse la friche communautaire, les chemins et la vaine pâture aux grosses et menues "bestes". [La pâture d’une ou deux vaches, . tenues .. au licol .. (au bout d’une longe) sur les bas côtés des routes et chemins, s’est pratiquée jusqu’à la fin des années 1950.] .. La pratique .. du libre parcours des animaux (vaine Pâture) sur la versaine, dans les étroubles (chaumes) . après la moisson et dans les prés après les regains, assure une sorte de fumure directe. Le laboureur, alors démuni d’engrais minéral ou chimique, .. ne dispose que du « . putier . » (fumier) de l’écurie et de l’étable. La libre pâture, ajoutée .. à l’usage des communaux, a également .. pour but de donner à tous les habitants, . y compris aux plus démunis, le moyen . . de nourrir leur bétail (une unique chèvre ou une bre- bis parfois), entre avril et novembre. ... Un autre élevage plus .. modeste encore que celui des menues bêtes, c'est celui des gélines (les poules). L’élevage .. des volailles est si répandu au sein du . monde rural, que .. la .. poule constitue une sorte d’unité de valeur pour le payement des .. redevances seigneuriales. Il n'en est pas de même du lapin domestique (descendant du lapin de garenne) .. dont l'élevage en clapier ne . se répandra vraiment dans les campagnes, qu'après la Révolu- tion de 1789. Les . « . mouches à miel . » ou « . mouchettes . » . constituent également une . res- source . . précieuse, .. tant par leur miel (à une époque où on ignore tout de la betterave sucrière), que par la cire utilisée notamment pour fabriquer les cierges. ... Il en est autrement du gibier puisque la chasse est, par nature, . de droit seigneurial. . . Le paysan n’est autorisé à chasser que dans des cas bien par- ticuliers et moyennant redevance. Le braconnage est sévèrement réprimé. Il .. faut . pourtant . bien se défendre contre les loups qui rodent autour du vil- lage. En 1555, ils avaient « . estranglé . » .. une vache aux Quatrevaux (près de Blénod), tandis que dans le comté . . de Vaudémont, les paysans qui avaient tué un loup, le .. portaient dans les villages en faisant la quête. . Ce redoutable prédateur, devenu un animal de légende, . . allait continuer à hanter la région pratiquement jusqu’au début du XX e siècle. . (En 1716, des loups sont . . tués à Bagneux et à Mont-l'Etroit -- En 1791, c’est le fer- mier .. de la tuilerie de Colombey (François Brousselle, 30 ans), qui meurt, victime d’un loup enragé -- En, 1879 encore, pierre Ferry, de Barisey-au- Plain, se trouve nez à nez avec un loup au petit matin...) ..... . Le troupeau communal . Les . troupeaux, . formés par . l’addition des animaux de tous les habitants du village, sont rassemblés chaque jour (sauf en saison froide) par les pâtres, dont . le nombre varie selon l’importance de la localité. . Dans la plupart des villages il y a deux pâtres . : l’un pour les bovins, l’autre pour les « . menues bestes . ». (Crézilles a en .. plus un « . porchier . » et Viterne à la fois un « . va- chier . » et un « . bouvier . »). Le rassemblement matinal des animaux, au son de la trompe du pâtre, constitue un curieux spectacle que décrit l’agronome anglais du XVIII e siècle, . Arthur Young, . de passage à Mars-la-Tour . : « . A quatre heures... le berger . du village sonnait du cor, et c’était drôle de voir chaque porte vo- missant .. ses . porcs ou ses moutons, ainsi que quelques chèvres, et le trou- peau s’accroissant à mesure qu’il avançait...» . Au retour, chaque animal .. retrouvait sans difficulté son étable, sa berge- rie, ou son « . baugi . » (bauge, porcherie). . La pratique du troupeau commun devait disparaître, .. vers . 1900, avec la création des premiers parcs d’éleva- ge, dont les .. clôtures annonçaient la fin d’usages communautaires datant du haut Moyen âge. Ce qui, on s’en doute, ne se fit pas sans difficulté . ! ........ La forêt . Avec . la morte-saison, le gel, .. la neige et parfois les loups, vient le temps de l’affouage, du merrain et de la glandée en forêt. . La propriété forestière se répartit entre . seigneur et communauté d’habitants, . la plus large part re- venant . au duc (forêt de Haye, entre Gondreville et Nancy ; bois de Saint Amond, près de Favières...) et aux seigneurs, comme le bois du même nom à Saulxures-lès-Vannes. Les bois situés sur plusieurs finages .. et parfois sur des terres de juridic- tions différentes, sont l’objet de fréquentes contestations. L’un .. des exem- ples les plus . marquant avait . été, en 1525, les .. procès engagés par Don Balthasar, un puissant seigneur . ecclésiastique, . pour s’emparer des bois communaux .. situés sur deux finages relevant de sa juridiction . : Colombey (les-Belles) et Allain-aux-Bœufs. ... Dom . Balthasar . qui se trouvait à la tête des deux plus importantes abbayes de la région (Saint Evre, .. près de Toul et Saint-Vincent, de Metz), avait fait citer . . les habitants de Colombey et d’Allain devant . la justice de chan- ge de Nancy, pour avoir chassé des bois . les porcs de son représentant. Débouté dans sa première demande, l’abbé de Saint Evre avait alors .. vou- lu se faire reconnaître « . haut propriétaire . » . de l’ensemble . des bois des deux . villages, par les Assises de .. Lorraine. Mais . le . seigneur n’avait pas obtenu gain de .. cause et, malgré neuf audiences et trois années de procé- dure, les habitants de Colombey . et Allain avaient conservé leurs mille six cents hectares de forêt. ... La .. plupart des communautés d’habitants ne disposent pas de tels espaces forestiers, . mais . presque toutes possèdent au moins un bois pour alimenter les foyers et pourvoir aux besoins de la construction et de l’outillage. C’est là, .. en effet, que le paysan trouve le bois de « . maronage . » ou « . bois merrain . » nécessaire à .. la construction et à la réparation de sa maison, de sa charrue, de ses chars (chariots) et charrettes, herses, rouleaux agrico- les... Des essences .. de qualité inférieure servent aux « . paisseaux . » (écha- las) et aux clôtures des jardins. ... Selon .. les mêmes règles, chaque membre de la communauté villageoise bénéficie . du droit d’affouage, . c’est à dire de prélever le bois de chauffage indispensable à l’entretien du foyer. Une coutume qui remonte, pour le moins, à la période gallo-romaine. . Dans la pratique, chacun se voit attri- buer un secteur .. ou "portion" par les officiers. Souvent les portions sont tirées au sort, et l’affouagiste ne peut, en principe, vendre son bois. On comprend les . difficultés éprouvées par les habitants des finages exi- gus, comme .. ceux de Ménillot qui n’ont pas de forêt et vont prendre l’af- fouage au bois de Choloy, en payant six gros (1/2 franc) par conduit. ... Par ailleurs . la forêt contribue à .. l’alimentation du bétail. La pâture des porcs sous les chênes (glands) et les hêtres (faines) est autorisée le . temps de « . paisson . » ou glandée, du 8 septembre « . fête de Notre Dame . » au 30 novembre « . jour de Saint André . », auquel s’ajoute le temps « . d’arrière- paisson . » prolongeant la période jusqu’à la saint Georges (23 avril). L’été, chevaux et bovins profitent .. de la vaine pâture forestière, jusqu’à l’arrivée .. du temps de paisson. Le taillis est cependant mis « . en défense . », les cinq premières années, pour protéger les jeunes pouces. ... D'une . façon générale, . vu l’importance de son rôle dans l’économie . rurale, la forêt lorraine a, .. de tout temps, .. fait l'objet à la fois de l'attention inté- ressée du .. Pouvoir, et des . soins attentifs des communautés d’habitants di- rectement concernées. ...
..... Le kâ du Germain .... karst
Loup gris commun (canis loupus)
La forêt lorraine
Faucheur .... aiguisant sa faux (vers 1950) .
........ Le fagotage ( vers 1950) le métier à fagoter sert à compresser les branches, pour fixer les liens du fagot.
Charrue Dombasle à avant-train : une hausse à crémail- lère règle l'entrure (Magasin pittoresque, 1859)
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